Collectif Un Instant
Danse contemporaine et musique acousmatique improvisées / Performance
La musique : le violoncelle et l’alto, utilisés comme générateurs de son, fournissent une partie de la matière première à l’ordinateur qui opère une transformation et une spatialisation sonore. Traditionnellement, cette musique dite acoumastique ne se crée pas en direct, mais ce collectif, attiré avant tout par l’improvisation, a travaillé sur un concept "d’acoumastique live".
La danse : deux danseurs livrent un mouvement improvisé produisant un dialogue vivant entre ces deux êtres, ces deux corps. Chacun devient déclencheur d’ambiances et existe finalement pour l’autre. Ces improvisations trouvent leur influence dans divers langages chorégraphiques : arts martiaux, danse contemporaine…
Avec Vincent Hugues au violoncelle, Frantz Loriot à l’alto, Polo, ingénieur du son ; et les deux danseurs, Eric Batbedat et Fabrice Loubatière
Durée : 45 min
Le Joli Collectif
"Il faut être satisfait, l'insatisfaction est une maladie, c'est ce qu'on dit". Deux pièces "Concert à la carte" et "Haute Autriche". Création pluridisciplinaire, février 2006
Cette pièce, d’après Franz Xaver Kroetz (1972), est écrite pour une femme. Le personnage rentre seul chez lui en début de soirée. On le suit dans son quotidien jusqu’à son couché, dans un temps réel qui est aussi le temps scénique. L’issue inattendue de cette soirée transporte le spectateur au sein du drame intime qui se joue en chacune de nous, avec douceur et violence parfois, banalité et excentricité.
Ce projet croise les disciplines : sa structure scénique allie un travail plastique à une recherche spatiale et permet au public d’investir l’espace de l’appartement en tant que voyeur ; un jeu sans texte ouvre la voie à un travail corporel, né du rapport entre objet et interprète ; enfin, création sonore en live et vidéo font parties intégrantes de la mise en scène et de la scénographie de ce Concert à la carte.
Mise en scène : Vincent Collet et Enora Boëlle
Avec Enora Boëlle , Robin Lescouët (musicien) et Romain Thieriot (vidéaste)
Durée : 2h
Compagnie Guépard Echappée
J’ai mal à Platonov, théâtre d’après Platonov de Tchekhov
Neuf acteurs palpent, expérimentent cette boursouflure explosive, ce texte chef d’œuvre qui n’appelle pas l’achèvement mais l’impulsion d’autrui, la même témérité hasardeuse, jubilatoire et frénétique.
Neuf figures gambadent dans cette adaptation libre où les pères sont définitivement absents. Neuf orphelins folâtres, démunis, assoiffés d’amour qui, au mépris de tout, se lancent, patinent et recommencent, se jettent sur tout le monde, n’importe qui, son prochain, pour essayer de tenir, se distraire… Un théâtre frémissant, basé sur la performance de l’acteur et les relations entre chaque personnage.
Adaptation et mise en scène : Juliette Baron
Avec Vica Zagreba, Geoffroy Vernin, Laure Portier, Elise Nerrant, Emilien Malausséna, Dan Kostenbaum, Nina Kibuanda, Olivier Doté Doevi, Juliette Baron
Durée : 1h40
La Spirale d’Or
6X5, Le bonheur a besoin de témoins, théâtre
La première impulsion pour cette pièce a été la certitude qu’il existe des sensations et des perceptions universelles non-identifiées mais intelligibles si l’on tente de les exprimer.
Ainsi Shelly de Vito, la metteur en scène, a travaillé singulièrement l’espace-temps et l’écriture. « A une époque où l’on est surchargé de bruits et d’images, je voulais impulser un tempo plus lent, des silences dans lesquels on pouvait regarder la vie de plus près. Une vie vue à travers une loupe peut sembler pleine de folie ; j’ai créé deux vies pour ma loupe. »
C’est l’histoire d’une rencontre entre deux femmes qui cherchent à combler le vide de leurs solitudes. Dans l’univers clos qu’elles partagent, la douce folie de chacune se révèle. L’une d’elles éprouve le besoin de tout pousser, les mots comme l’espace, bien au-delà des limites, tandis que l’autre tente de réduire l’espace qui l’entoure. Chacune vit dans l’absence et crée sa propre illusion afin de se tromper et ne plus se sentir seule.
Texte et mise en scène : Shelly De Vito
Avec Léonor Bonneval et Violaine Gillibert
Durée : 1h10
Compagnie du Marteau
Les miettes de Margoula, théâtre musical
Un trio clownesque et fantaisiste a cappella pour une forme de spectacle dit « caméléon », s’adaptant à différents lieux : cafés-théâtres, petites scènes, granges…
Les miettes de Margoula grument les mots, taquinent les standards de jazz, asticotent les mélodies étrangères. Tois comédiennes-chanteuses, flanquées de coiffures excentriques et de tenues acidulées y entremêlent leurs voix, font surgir des histoires aux personnages incongrus, enchantent objets, jeux de mots et percussions d’eau pour offrir aux spectateurs une petite machinasson bien à elles…
Avec Clémence Desprez, Céline Gras et Hélène Vitroge
Durée : 1h