Les deux premières éditions du Festival de jeune création
1997 - Après un appel à candidature et la sélection des projets parmi une cinquantaine de propositions, le festival accueille 12 plasticiens, 6 compagnies de théâtre et 5 groupes de musique amplifiée ou classique.
1998 - Grâce à la mise en place d’un réseau de structures relais ciblées (conservatoires, écoles d’art, centres de diffusion culturels), la sélection du festival s’élargit. L’orientation vers une professionnalisation délibérée de la manifestation s’affirme pour que le festival gagne en reconnaissance dans le paysage culturel et devienne un repère dans le parcours des jeunes artistes.
Edition 2000 : la Biennale se transforme
> Face au succès des deux premières éditions, et afin de repositionner les objectifs de la manifestation, le Festival devient Biennale, favorisant deux préoccupations fortes :
- donner les moyens aux artistes de travailler en résidence avant le temps de diffusion et d’inscrire leur travail dans la vie de la cité
- créer davantage d’échanges entre les différents publics et les processus de la création
> Pour cette 3e édition, des résidences voient donc le jour. Deux professionnels reconnus ont été invités à parrainer chacun un artiste. Ainsi, Jérôme Sans, codirecteur du Palais de Tokyo, a choisi Otobong Nkanga, jeune artiste plasticienne nigériane ; tandis que Serge Noyelle, directeur du Théâtre de Châtillon, a parrainé la compagnie Théâtre à Grande Vitesse.
> Des groupes musicaux prônant le "mix artistique" et l'utilisation des nouvelles technologies complètent cette programmation professionnelle.
> L'appel à candidatures auprès des jeunes créateurs permet cette année-là de valoriser le travail de 7 plasticiens, 4 compagnies de théâtre et 2 groupes de musique.
Editions 2002 et 2004 : conforter la manifestation et développer la méditation
2002 - Sur sept jours, la Biennale accueille un public encore plus large et privilégie sa rencontre avec les artistes. Des actions de médiation sont mises en œuvre auprès du milieu scolaire.
> Laurent Suchy, plasticien en résidence travaille sur le patrimoine ovillois en créant des miniatures des monuments de la ville, exposées sous le kiosque du parc Charles de Gaulle. Il crée de même un coffret de 40 cartes postales qui est devenu un véritable objet d’art, restituant aux Ovillois une image de l’histoire de leur ville proche de celle d’un conte ludique.
> La Barbouille crée quant à elle le collectif artistique "Participe passants" pour proposer aux Ovillois de participer à des ateliers d’écriture, de vidéo, de danse, de peinture, etc.. Les travaux réalisés sont ensuite installés et montrés durant la Biennale au Triplex.
> L’appel à candidatures connaît de plus en plus de succès et 28 projets ont été retenus. Nouveauté : l’entrée des projets danse. Les propositions théâtrales sont quant à elles de plus en plus professionnelles et le public adhèra en majorité aux choix du jury.
2004 - Dix jours de manifestations pour cette 5e édition.
Trois groupes d’artistes sont accueillis en résidence, touchant alors trois champs artistiques : les arts plastiques (projet " Intérieur/Extérieur", roman photo d’une ville de Jean-Lionel Dias et Mathias Barbier), le théâtre dans les bistrots (expérience des chuchotoirs avec la compagnie "L’art mobile", la chanson française et l’écriture de textes (opération Don du son avec le groupe Charlotte etc. Nouveauté donc, la création d’une résidence musiques actuelles intitulée " chanson en chantier".
Des têtes d’affiche sont programmées lors d’un concert à l’espace Ostermeyer : Les Blérots de Ravel, Les Hurlements d’Léo et Jabul Gorba.
L’appel à candidatures éveille quant à lui plus d’une centaine de propositions. 28 jeunes créateurs se sont produits : 9 en arts plastiques, 6 en musique, 3 compagnies de danse et 10 de théâtre. La pluridisciplinarité depuis toujours valorisée est particulièrement marquée lors de cette édition. A noter la montée en puissance de l’art vidéo et des nouvelles technologies, en arts plastiques comme en spectacle vivant, signe de l’inscription de la Biennale dans les courants artistiques les plus contemporains.
Edition 2006 - Cliquez ici pour consulter la programmation.
Ouverte sur une période plus longue ( 15 jours), elle s'attache à répondre à deux orientations principales : le soutien à la jeune création dans les secteurs des arts plastiques, musiques actuelles et arts vivants, ainsi que le développement d'actions culturelles et de sensibiliation des publics.
- Trois résidences d'artistes professionnels sont ainsi proposées en amont du temps fort : l'unde de chanson française avec le groupe Drôle de Sire et les deux autres de théâtre avec les compagnies La métonymie et Ktha compagnie. La résidence théâtrale de La Métonymie a fait émerger une collaboration entre les services culturel et jeunesse.
L'accueil de ces artistes en amont permet de trouver un juste équilibre entre la sensibilisation des publics ovillois, la diffusion de spectacles professionnels et l'aide à la jeune création.
- L'appel à candidature aux jeunes artistes a éveillé plus d'une centaine de propositions. 11 artistes plasticiens (art vidéo, peinture, photographie, phtographisme, installation, film d'animation) sont programmés et 5 compagnies de théâtre, musique et danse à tendance pluridisciplinaire.
Des médiations de l'exposition sont organisées auprès des écoles, de l'Atelier 12, du personnel de la Ville et des visiteurs libres. Des débats avec les jeunes compagnies voient le jour après chaque spectacle et certains artistes plasticiens assurent des permanences dans l'exposition.